Profils et logiques d’actions des jeunes sortis de 3ème, souhaitant s’orienter en apprentissage

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    mai 2021
  • Apprentissage/Alternance, Métiers/Secteurs
  • Producteur
    Autres producteurs

À la fin de la classe de 3ème, 10 % des élèves décident de s’orienter en apprentissage. Ils seront seulement 6 sur 10 à concrétiser ce projet. Divers freins sont à l’origine de ces difficultés. Ce phénomène s’explique notamment par :

  • la baisse de l’emploi des jeunes dans certains secteurs, historiquement porteurs de l’apprentissage,
  • le milieu social d’origine des jeunes,
  • la difficulté à mobiliser des relations personnelles pour décrocher un contrat.

Elaborée à partir des données des jeunes sortis de 3ème en 2018, l’enquête Oripa (Orientation et parcours en apprentissage) vient apporter des éclairages permettant de mesurer les probabilités qu’ont les jeunes d’accéder à l’apprentissage. Cette étude met à jour les déterminants qui influencent la réussite de ce projet, ainsi que sur les démarches entreprises.  

Après la 3ème, 63% des candidats à l’apprentissage ont signé un contrat

Premier enseignement, le taux d’accès à l’apprentissage est plus élevé pour ceux qui ont, en amont effectués des démarches auprès des entreprises et des centres de formation. Ce taux est également plus important, lorsque qu’un vœu d’affectation pour un tel cursus a été formulé par le biais de la procédure Affelnet (AFFectation des ELèves par le NET). Ils sont ainsi 68 % des candidats à intégrer une formation en apprentissage, contre 57% des jeunes n’ayant pas formalisé ce vœu pour cette voie de formation.  

Le taux d’entrée en apprentissage impacté par le domaine professionnel choisi

Autre facteur influençant le taux d’accès à l’apprentissage : le domaine professionnel choisi par le candidat. En effet, les chances sont plus grandes pour un candidat de signer un contrat d’apprentissage, s’il choisit les domaines : du bâtiment et des travaux public (77% de taux d’accès), de l’agriculture, de la marine et de la pêche (76%), et des métiers de bouche (74%).

A l’opposé, le taux d’accès à l’apprentissage dans les métiers du commerce, est de 47% et de 44% pour les métiers relevant de de la mécanique et du travail des métaux. (contre 63% pour l’ensemble des domaines confondus).

L’âge des candidats, autre facteur décisif

Les candidats âgés de 16 ans et plus, ont un taux d’accès à l’apprentissage nettement plus élevés que les candidats plus jeunes. Ils intègrent ainsi l’apprentissage à 69%, contre 62% pour les candidats âgés de 15 ans et 55 % pour les candidats de 14 ans.

La famille et les amis, très fréquemment sollicités pour trouver un employeur

55% des jeunes en apprentissage ont trouvé leur entreprise avant le CFA, 40 % le CFA avant l’entreprise et 5 % les deux en même temps.

En moyenne, les candidats à l’apprentissage contactent une dizaine d’entreprises, sur une période s’étirant sur un plus de deux mois. Un quart d’entre eux contactent au moins dix entreprises, et 10 % plus de vingt entreprises. Enfin, la moitié des jeunes déclarent en avoir démarché moins de quatre employeurs potentiels.

Les domaines professionnels, où les taux d’accès sont les plus élevés, comme l’agriculture, le bâtiment et travaux publics, et les métiers de bouche sont ceux où le nombre d’entreprises contactées est le plus faible.

Enfin, à la sortie de la 3ème, 87 % des candidats à l’apprentissage déclarent avoir été aidé dans leur démarche afin de trouver une entreprise. 87 % d’entre eux citent les amis et la famille, 25% ont été aidés par leur ancien établissement et 7% par le CFA.

Cette aide se traduit par :

  • la rédaction du curriculum vitæ ou des lettres de motivation (sept jeunes sur dix).
  • l’identification des entreprises à contacter ou le déplacement dans celle-ci (un peu moins d’un candidat sur deux),
  • par une aide pour contacter les entreprises par téléphone (un candidat sur quatre).