Une insertion plus difficile pour les jeunes "recalés" à l’entrée du supérieur

Fichier attaché
c2rp-foule-pieton-flou-5.jpg
  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    décembre 2020
  • Emploi/Formation, Formations, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

En 2018, environ 30 000 bacheliers n’ont reçu aucune proposition d’admission sur Parcourssup ou ont fini par quitter l’application sans avoir reçu de proposition (environ 6% des candidats).

Le Céreq précise que « les sorties du système éducatif relèvent à la fois de la sélection informelle – les choix et les ambitions scolaires, les freins socioéconomiques à la poursuite d’études – et de la sélection formelle – les autorisations d’inscription dans l’enseignement supérieur. ». Dans cette publication, c’est bien la sélection formelle qui est étudiée à travers les données de l’enquête Génération 2013 qui permet de zoomer sur les bacheliers déclarant être entrés sur le marché du travail suite à un refus dans la formation de leur choix.

Dans le cas des « recalés », il s’agit principalement de bacheliers professionnels et des jeunes issus de milieux populaires. Les trois quarts n’ont formulé qu’une seule candidature dans l’enseignement supérieur majoritairement dans une section de technicien supérieur (STS).

Trois ans après avoir été « recalés », ces élèves sont plus éloignés de l’emploi que les autres jeunes titulaires du baccalauréat comme plus haut diplôme. Un quart est au chômage (17% parmi les bacheliers n’ayant pas souhaité poursuivre, 21% parmi les bacheliers non-diplômés du supérieur). Durant ces 3 années, un quart est retourné en formation.