Retour sur... la transformation digitale des OF à l'épreuve de la Covid-19

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  • Type
    Synthèses/Zoom
  • Date de parution
    septembre 2020
  • C2RP, Emploi/Formation, Formations, Professionnalisation
  • Producteur
    C2RP

Dans le cadre du contrat de branche « Formation Professionnelle » piloté par la Région et la Direccte Hauts-de-France, en partenariat avec la FFP, le Synofdes et Pôle emploi, le C2RP a organisé un après-midi d'échanges et de partage d'expériences le 3 septembre 2020.

Retrouvez le programme et les temps forts de cet évènement !

  • Le replay
  • La synthèse par le dessin
  • Le programme
  • Le contrat de branches

x   Discours d'ouverture

 

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-karine-charbonnier.jpg, par sabrina

 Karine Charbonnier, Vice-présidente en charge de la formation professionnelle, Région Hauts-de-France x

 

Mme Karine Charbonnier félicite les acteurs institutionnels et les organismes de formation qui se sont adaptés à une vitesse remarquable à cette crise. Pour la Vice-présidente en charge de la formation professionnelle du Conseil régional des Hauts-de-France, la formation est un élément clé du plan de relance régional. C’est à la fois un moyen de faciliter les recrutements, tout en créant des opportunités pour les personnes se retrouvant sans emploi. Le budget formation de la Région leur permettra ainsi de se réorienter ou de renforcer leur qualification.

 

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 Patrick Olivier, directeur régional, Direccte Hauts-de-France x

 

M. Patrick Olivier encourage les organismes de formation à se saisir de la demande sociétale et des transformations technologiques pour effectuer une mutation digitale de leur offre. Le directeur régional de la Direccte souligne que les utilisateurs attendent une flexibilité de l’offre de formation. Cette dernière doit s’adapter à leur rythme de vie, afin de contribuer à une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie privée. La digitalisation est une réalité économique dont la formation doit se saisir comme levier d’évolution.

 

x   Grand témoin

 

 

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 François Falise, consultant sur les questions d’organisation, de gouvernance et de financement de la formation professionnelle

 

Pour M. François Falise, la crise de la Covid-19 et la dernière réforme de la formation professionnelle ont accéléré la mutation des pratiques de formation.

La nouvelle définition de l’action de formation ouvre désormais un espace extrêmement large pour mener de nouveaux types d’actions. Cela nécessite de disposer d’outils fins et précis pour mesurer la progression des acquis de l’apprenant ; particulièrement au moment où l’on adopte la logique de « blocs de compétences » et que de nouveaux dispositifs comme l’AFEST voient le jour.

Ces évolutions techniques et législatives encouragent la conception de formations multimodales et individualisées. Ce qui nécessite un temps d’ingénierie plus important, et de s’assurer que les modalités pédagogiques proposées correspondent aux aptitudes de l’apprenant.

Le développement du numérique nécessite des investissements importants. Il convient de s’interroger sur les modalités qui permettront via la puissance publique, de financer des outils et des ressources qui pourront être collectivement partagés.

Enfin, tous les publics ne peuvent accéder à la formation à distance, des ajustements en termes d’équipement, de compétences et d’accompagnement aux usages sont nécessaires.

 

x   La formation professionnelle à l’épreuve de la Covid-19, le maintien à distance de l’activité de formation. Enquête du réseau des Carif-Oref

 

  x  En savoir plus sur l'étude présentée  

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-florence-lecocq.jpg, par sabrina

 Florence Lecocq, directrice, C2RP, Carif-Oref Hauts-de-France 

 

Florence Lecocq, directrice du C2RP, présente les principaux résultats de l’enquête menée auprès des organismes de formation et des CFA de la région pendant le confinement. Cette étude a permis de dresser un panorama de la continuité pédagogique en Hauts-de-France et d’établir un bilan des impacts de la crise sur les organismes de formation et leurs apprenants.

Premier enseignement, plus de 58,8% des établissements en région ont maintenu l’activité de formation durant le confinement. A l’opposé, 33,8% ont dû suspendre l’activité sans avoir de contact avec les stagiaires.

Second fait marquant, pour plus de la moitié des établissements, les apprenants ont rencontré des difficultés à accéder aux contenus pédagogiques. Les principales causes sont : l’absence de matériel permettant de suivre une formation à distance (65% des apprenants), l’absence d’une connexion internet suffisante (56%) et les difficultés de compréhension des contenus pédagogiques (55% des apprenants).

Ce sont ainsi 24% des établissements qui estiment que la moitié de leurs apprenants ne sont pas en mesure de suivre une formation à distance.

Le confinement a également modifié le recours aux outils numériques. Si 30% des organismes utilisait un outil de web conférence avant le 16 mars, leur proportion est passé à 70% après cette date.

Au terme de cette enquête, les établissements ont cité parmi leur principal besoin : la nécessité de procéder à une refonte en profondeur de leur ingénierie pédagogie, que ce soit en termes d’adaptation des contenus, de révision des modalités d’évaluation, que d’animation. Enfin, le besoin d’outil de type plateforme intégrée est également fréquemment mentionné.

 

x   Table ronde : Crise de la Covid-19, retour d’expérience des acteurs de la formation professionnelle

 

Après un premier temps de stupéfaction, cette crise s’est traduite par un renforcement des échanges et de la communication, favorisant les partenariats. Un ensemble de mesures pour les entreprises et de dispositifs pour les publics a été pris et s’inscrit dans la durée. Le développement régional de la formation à distance est programmé et se fera en mode projet. Présentiel et distanciel ne s’opposent plus et sont à mixer selon les situations, les publics et les territoires.

 

• Thibaut Douay, directeur de la formation professionnelle, Région Hauts-de-France x

 

L’impact de la crise a été immédiat pour Thibaut Douay, directeur de la formation professionnelle au Conseil régional des Hauts-de-France. Un cluster déclaré dans l’Oise dès début mars a obligé les services à réagir immédiatement. Cela s’est traduit dès le début du confinement par la décision de maintenir la rémunération des stagiaires puis celle des paiements des organismes dans l’objectif de sécuriser les parcours de formation.

La crise a renforcé les échanges et la communication avec les partenaires de la formation dans un souci constant d’adaptabilité, notamment des actes juridiques, et d’amélioration des services et de l’offre. La modalité de la formation à distance était déjà engagée en région mais des réflexions sont en cours sur son déploiement et sa pleine intégration dans le prochain programme régional de formation. Par ailleurs, plusieurs autres dispositifs ont déjà été mis en place comme les crédits formation, le déploiement des tiers lieux formation ou encore les plateformes numériques.

 

 Eric Thoillez, Président Directeur Général, CREFO x

 

Pour Eric Thoillez, Président Directeur Général du CREFO, cette communication régionale a permis un réel dialogue partenarial et a apporté des solutions concrètes et co-construites de façon quasi-immédiates. Dans les centres, les sessions ont été adaptées pour intégrer le distanciel. L’expérience montre que le numérique et le présentiel ne doivent pas être opposés et qu’une complémentarité doit être recherchée. Les parcours ont été adaptés car les apprenants n’ont pas tous les mêmes rythmes d’apprentissage. Le travail de l’organisme a été un mixte entre les apports collectifs, individuels et le travail du stagiaire. Une nouvelle ingénierie pédagogique a permis ensuite de reconstruire le contenu, les méthodes et le nouveau déploiement des formations.

 

 Virginie Berquet, cheffe de service Mutations de l'économie, Direccte Hauts-de-France x

 

Plusieurs mesures ont été prises en réponse aux besoins des entreprises comme l’indique Virginie Berquet, cheffe de service Mutations de l’économie à la Direccte Hauts-de-France. Le pôle 3E (entreprise, emploi et économie) a notamment mis en œuvre trois interventions : la cellule de continuité économique, le dispositif d’activité partielle et celui du FNE formation renforcé. Ce dernier, qui prend en charge 100% de la formation des salariés, connait un vif succès en région. Par ailleurs, la prestation Conseil RH, qui accompagne le développement des compétences RH des entreprises, peut également être prise en charge jusqu’à 100%. Elle peut être mobilisée jusqu’à la fin 2021.

 

  Anne-Marie Lollivier, chargée de mission, Pôle emploi Hauts-de-France x

 

Anne-Marie Lollivier, chargée de mission Pôle emploi Hauts-de-France, présente le dispositif en cours, la formation 100% à distance. 150 formations certifiantes gratuites et rémunérées, sur 20 domaines professionnels allant du CAP au master sont proposées. Un premier marché a retenu cinq organismes nationaux pour la réalisation de ces formations. L’engouement est très fort. 560 demandeurs d’emploi des Hauts-de France s’y sont engagés soit 10% des inscriptions nationales, de tout âge et en majorité des femmes. Les retours sont positifs à la fois du côté des demandeurs d’emploi et du côté des entreprises. Cela représente un vrai enjeu et le travail sera poursuivi dans cette voie.

 

 Pascal Laby, directeur, association intercommunale ACTION x

 

L’association intercommunale ACTION intervient sur un territoire de l’est du Cambrésis en assurant essentiellement des formations SIEG. Pascal Laby, son directeur, souligne que la formation à distance doit être adaptée aux publics et au territoire. Forte de son expérience, l’association accompagne ses stagiaires à la carte grâce notamment à un réseau d’ordinateurs mobiles en mixant les apports collectifs et individuels. Elle fait également appel à des auxiliaires de formation numérique. Ce fonctionnement agile permet d’obtenir des résultats. L’expérimentation innovante menée sur ce dispositif régional Format innovation avec des bénéficiaires du RSA montre toute l’importance de l’accompagnement des personnes en amont, pendant et après la formation.

 

x   Table ronde : Quelles stratégies et quels outils au service de la continuité pédagogique ? Présentation des outils, des dispositifs et des actions initiés par les acteurs régionaux

 

L’existence d’un contrat de branche dédié à la formation professionnelle a permis durant la crise de faciliter les échanges entre les acteurs de la formation et d’accroître l’efficacité de leurs actions. Les mutations technologiques impactent les activités de formation. À ce titre, l’Opco Akto conduit une étude pour identifier et anticiper les compétences nécessaires aux métiers de demain.

D’autres expérimentations sont en cours, comme l’accompagnement des OF dans l’élaboration d’une stratégie digitale, ainsi que le partage et la montée en compétences des formateurs. La région Hauts-de-France investigue la formation en « tout à distance ». Celle-ci doit permettre d’identifier les avantages et les limites de cette modalité de formation, de tester les modalités de paiement des organismes et de rémunération des stagiaires, ainsi que de définir de nouveaux indicateurs attestant le bon déroulement de la formation. La dématérialisation de l’activité de formation ne doit cependant pas se faire au détriment des personnes les plus en difficulté avec le numérique.

Sur ce constat, le SIILAB, laboratoire d’innovation public, propose une cartographie des lieux de ressources numériques en Hauts-de-France. L’association Interfor a entamé, elle, depuis quelques années sa mutation digitale. Cet organisme préconise de trouver le bon dosage entre présentiel et distanciel et plébiscite le multimodal. Le présentiel étant indispensable pour développer des aptitudes comme l’écoute, le respect des horaires, la reconnaissance de l’autre ; autant de savoirs fondamentaux que recherchent les entreprises.

L’association FCP quant à elle, conduit une démarche innovante de formation en accompagnant des jeunes en difficultés via un service civique. Au cours de ce programme, les bénéficiaires se voient confier la conduite d’un projet. Cette mise en situation professionnelle devient alors le terreau permettant une montée en qualification, valorisable auprès d’un employeur et permettant l’obtention d’une certification (Cléa, Clé Numérique, PCIE…).

 

 Mathieu Leroy, chargé de mission service Mutations de l'économie, Direccte Hauts-de-France x

 

M. Mathieu Leroy, chargé de mission au service Mutations de l'économie de la Direccte Hauts-de-France, se réjouit que la logique du contrat de branches. Cette dernière a permis de trouver un espace commun pour mettre en lumière les dispositifs portés par chaque acteur de la formation et de créer des collaborations, des synergies qui se sont avérées particulièrement efficaces durant cette crise.

Au titre des outils et des stratégies pouvant être mobilisés par les organismes de formation, la Direccte a lancé un appel à projets baptisé MUTECO 2020 pour développer et maintenir les compétences de leurs salariés. Dans ce cadre, l’Opco Akto a proposé la réalisation d’un diagnostic, d’un Contrat d’Étude Prospective (CEP) suivi d’un ensemble de préconisations concrètes. Ces préconisations mobilisent plusieurs dispositifs de la Direccte, dont :

  • le FNE-Formation pour soutenir le développement des compétences des salariés des organismes de formation,
  • l’appui conseil RH,
  • la constitution d’un ADEC (Action pour le développement de l’emploi et des compétences) qui se nourrira des besoins recensés durant la crise par les organismes de formation.

 

 Laure Flémal, responsable de projets, AKTO x

 

Mme Laure Flémal, responsable de projets, AKTO, présente le projet le Contrat d’Étude Prospective (CEP). Élaboré dans le cadre de l’appel à projets Muteco, et co-construit avec les deux organisations professionnelles de la branche : la FFP et le Synofdes. Le Contrat d’Étude Prospective est une démarche d’investigation auprès des différents acteurs de la formation professionnelle : institutionnels, financeurs (État, Région, Pôle Emploi, OPCO, Agefiph, Transitions Pro) et des organismes de formation de la région Hauts-de-France. Le CEP a pour objectifs d’identifier les mutations auxquelles les organismes de formations sont confrontés et les impacts de ces mutations en matière d’évolution des métiers et de besoins en compétences. Cette démarche permettra de donner des repères communs aux organismes de formation. Ils pourront ainsi mieux anticiper ces mutations et y répondre plus efficacement.

Cette première phase de consultation a déjà permis de dresser plusieurs constats :

  • La crise sanitaire a eu un effet d’accélérateur de la transformation digitale. Mais l’urgence de la situation n’a pas toujours permis de mener une réflexion stratégique au sein des établissements de formation.
  • Le multimodal doit être plébiscité, il convient d’effectuer le bon dosage entre présentiel et distanciel, tout en tenant compte des aptitudes des publics et de leurs niveaux d’autonomie.
  • Les organismes de formation ont un réel besoin d’accompagnement sur les volets stratégique, organisationnel, RH et en matière de développement des compétences. Car le digital impacte la totalité des métiers d’un organisme de formation, de l’animation pédagogique jusqu’à la gestion du back office.

La plateforme Trans’Formation permettra, elle, d’enrichir les réflexions et d’élaborer collectivement un plan d’action. A ce titre, les organismes de formation sont invités à contribuer au projet en renseignant un questionnaire dédié.

Autre chantier conduit par l’Opco, Akto va mener en partenariat avec Pôle emploi une action expérimentale portant sur une préparation opérationnelle à l’emploi de « Consultant formateur digital » qui sera suivi d’un contrat de professionnalisation expérimental. L’objectif de cette expérimentation est de répondre aux besoins des organismes de formation en termes de recrutement et de travailler sur une synergie inter organisme pour envisager un partage de compétences. En effet, il se peut qu’un organisme de formation ait un besoin d’un formateur digital sans pour autant avoir la capacité à l’embaucher. Cette démarche permettra à la structure de disposer d’une expertise ponctuelle et de la partager avec d’autres organismes de formation, via un groupement d’employeurs.

 

 

 Djamila Bouadma, responsable de projets, Région Hauts-de-France x

Mme Djamila Bouadma, responsable de projets, Conseil régional des Hauts-de-France, présente un point d’étape de l’expérimentation « Formation tout à distance ». Le Conseil régional conduit une expérimentation sur la modalité de formation en « tout à distance ». Dans ce contexte, le temps passé habituellement en centre de formation se déroule à domicile, mais la phase d’application en entreprise, elle, demeure.

Les objectifs de cette expérimentation sont :

  • d’identifier les avantages et les limites de cette modalité de formation,
  • de tester les modalités de paiement des organismes et de rémunération des stagiaires,
  • de tester des outils de compte-rendu de l’activité stagiaire, en se passant des solutions habituelles, de type feuille de présence…

Premiers constats de cette expérimentation en cours : il y a eu un engouement pour ces formations et un réel engagement de la part des publics (près de 250 stagiaires sont concernés). Les stagiaires adoptent le rythme de formation qui leur est le plus adapté, selon leur niveau et leur disponibilité, la formation pouvant se dérouler en temps partiel ou à temps plein. Par ailleurs, cela a permis de définir de nouvelles modalités visant à rendre compte de l’activité des stagiaires et des organismes de formation. L’attestation de service fait se réalise en fonction du nombre de travaux, de missions, de projets qu’un apprenant doit réaliser au cours de son parcours. Un taux de réalisation est déterminé en fonction des activités réalisées et permet de rémunérer le stagiaire et l’organisme de formation.

 

 Anne Duchemin, chargée de mission sur les politiques sociales, DRJSCS x

 

Pour Mme Anne Duchemin, chargée de mission sur les politiques sociales, DRJSCS, la digitalisation de l’offre de formation peut s’avérer être une difficulté supplémentaire pour les personnes ne maitrisant pas les usages du numérique. Partant du constat que plus de 17% de la population des Hauts-de-France est en situation d’illectronisme, le SIILAB, laboratoire d’innovation public propose une cartographie des lieux de ressources numériques en Hauts-de-France. Cet outil permet de rassembler et de localiser sur une même carte :

  • les lieux où l’on peut disposer d’une connexion à internet,
  • les endroits où il est possible de de se faire accompagner dans la réalisation de démarches administratives (CPAM, CAF, centres sociaux…),
  • ainsi que les lieux d’acquisition de compétences numériques.

Cette cartographie est interactive et collaborative, chacun est invité à la renseigner.

Cette carte recense également les lieux labellisés « Aptic ». Les lieux labellisés Aptic permettent aux détenteurs de Pass Numériques de participer à un atelier d’initiation ou de perfectionnement au numérique.

Enfin, le SIILAB a contribué à la création du Hub Numérique Inclusif Hauts-de-France, dénommé « Les Assembleurs ». Ce regroupement porté par le Conseil régional des Hauts-de-France et le groupe POP, ambitionne « de faire converger toutes les organisations, publiques ou privées, qui œuvrent pour une transformation numérique inclusive ».

 

 Stéphane Bette, directeur général, association INTERFOR x

 

Pour M. Stéphane Bette, directeur général de l’association INTERFOR, l’organisme a initié sa mue digitale il y a quelques temps. Tout a commencé par la réalisation d’un audit, suivi d’une période de formation des équipes pour l’animation et la mise en place de cette politique. L’association a ensuite investi des outils permettant de gérer la planification, l’organisation des formations, ainsi que la partie administrative. Des outils ont également été acquis pour mettre à la disposition des stagiaires et des apprentis des solutions digitales de type Office 365…

La crise sanitaire a accéléré ces transformations. Ce qui s’est traduit par l’acquisition d’une plateforme LMS. Cette dernière permet l’hybridation et l’individualisation des parcours, notamment à distance. C’est une notion essentielle pour Interfor, car l’hybridation va permettre de laisser le temps nécessaire aux stagiaires de s’approprier les connaissances à leur rythme. Les temps « en présentiel » indispensables, permettent de se retrouver, de partager des connaissances, de travailler en groupe. Ce présentiel est la condition nécessaire pour développer des aptitudes comme l’écoute, le respect des horaires, la reconnaissance de l’autre ; autant de savoirs fondamentaux que recherchent les entreprises.

Cette dynamique nécessite de faire progresser les stagiaires, les formateurs, ainsi que les entreprises partenaires afin que tout le monde vive et s’approprie cette révolution. L’association a, à ce titre, recruté un ingénieur de la e-formation, pour accompagner la construction et la mise en œuvre de ces évolutions. La digitalisation doit également être au service de la simplification administrative pour que la structure se concentre sur son cœur de métier : la formation.

 

 Lionel Emery, directeur général, association Formation Culture Prévention x

 

M. Lionel Emery est le directeur général de l’association Formation Culture Prévention. Il s’agit d’une association de prévention spécialisée et d’accompagnement social. L’AFPC dispose d’un centre de formation et intervient sur les champs de l’insertion par l’activité économique et du décrochage scolaire.

L’association a bâti un projet dans le cadre de l’appel à projet Format innovation porté par la Région des Hauts-de-France.

Il s’agit d’un dispositif de 5 à 6 mois s’articulant autour d’un Fab Lab numérique présent sur deux territoires : la ville de Marcq-en-Baroeul et la ville de Hem. Le Fab Lab permettra à des jeunes en difficulté de répondre à des projets d’intérêt général proposés par des collectivités ou des partenaires privés. L’objectif est qu’ils acquièrent une posture professionnelle tout en répondant à une commande précise.

Ce dispositif est en soit innovant, car il permet de capter un public qui n’a pas forcément d’appétence pour la formation et de l'accompagner dans une réelle montée en qualification. Cette expérience sera valorisable auprès d’un employeur et pourra servir de base pour obtenir une certification de type Cléa, Cléa Numérique ou le PCIE.

A ce titre, les bénéficiaires n’ont pas le statut de stagiaire de la formation professionnelle, mais sont en revanche en Service civique.

 

x   Discours de clôture

 

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-maurice-monoky.jpg, par sabrina

 Maurice Monoky, délégué régional Hauts-de-France, Synofdes x

 

M. Maurice Monoky, délégué régional Hauts-de-France du Synofdes, considère que la crise de la Covid-19 a entrainé une accélération positive de la digitalisation des pratiques de formation. Le fait de disposer au niveau régional (et de façon unique en France) d’un contrat de branche dédié à la formation professionnelle s’est avéré être une force pour réagir collectivement face à cette crise.

Des chantiers restent à ouvrir. M. Monoky ne croit pas au 100% digital, mais en la complémentarité des outils et des approches. Ainsi, la généralisation du digital learning ne doit pas se faire au détriment des personnes les plus en difficulté au risque de creuser les inégalités. Le phénomène de l’illectronisme en est le malheureux exemple. Les organismes de formation devront intégrer dans leurs parcours des temps d’acculturation numérique, afin de permettre aux apprenants les plus démunis de s’inscrire dans cette dynamique digitale. Cette nouvelle ingénierie interrogera en conséquence la notion même de coût de l’action de formation.

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-stephane-bette.jpg, par sabrina

 Stéphane Bette, directeur général, association INTERFOR x représentant Jean-Pierre Mollet, Président du groupe régional Hauts-de-France, FFP x

 

M. Stéphane Bette, en qualité de Président délégué de la FFP Hauts-de-France, remercie l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle. L’État, pour avoir instauré des mesures d’activité partielle, de prêt et de report d’échéances ; la région Hauts-de-France, pour avoir été à l’écoute des organismes de formation et pour avoir permis au travers de réunions hebdomadaires la coordination et la mise en ordre de bataille des OF, et enfin l’Opco de la branche, Akto, pour le déploiement du dispositif FNE.

Pour la FFP, les organismes de formation ont fait preuve de réactivité et d’un investissement sans commune mesure pour apporter des solutions concrètes afin de maintenir l’emploi et l’accompagnement des stagiaires. La Fédération de la Formation Professionnelle tient à rappeler qu’elle sera présente pour écouter ses adhérents et les accompagner dans la mise en œuvre de l’hybridation des formations.

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-karine-charbonnier.jpg, par sabrina

 Karine Charbonnier, Vice-présidente en charge de la formation professionnelle, Région Hauts-de-France x

 

En conclusion, Mme Karine Charbonnier remercie la branche et l’ensemble des organismes de formation avec lesquels de nombreux projets sont co-construits. Plusieurs projets sont à ce titre en cours de déploiement, c’est notamment le cas de Format Innovation, de l’incubateur « Lab Formation » qui permettra d’accompagner des porteurs de projets dans la structuration d’innovations dans le domaine de la formation ou des Tiers-lieux qui accompagneront les stagiaires dans l’accès à la formation. Le nouveau Programme régional de formation (PRF) intègre de nombreuses nouveautés au service de la formation des habitants des Hauts-de-France. Ce dernier se verra renforcer par 20% de nouveaux diplômes et une place importante à la modularisation et à l’hybridation des parcours sera faite. Le Cléa Numérique sera accessible et permettra aux individus de maîtriser les usages fondamentaux du numérique.

Mme Charbonnier appelle à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle dans le cadre du plan de relance. Car élever le niveau de qualification du plus grand nombre permet à la fois de lutter contre le chômage tout en aidant les entreprises à se développer.

 


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c2rp-cb-formation-03-09-2020-fabien-willem.jpg, par sabrina

Une journée animée par Fabien Willem x

 

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c2rp-cb-formation-03-09-2020-olivier_sampson.jpg, par sabrina

Retrouvez les planches graphiques qui synthétisent les débats et des échanges tout au long de l’après-midi.

Olivier SAMPSON, facilitateur graphique, a croqué l’essentiel de nos débats et échanges pour les restituer sous forme de planche de dessins.

 

  x  En savoir plus sur Olivier SAMPSON   x  Télécharger les planches  

 

 

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c2rp-planche-dessin-03-septembre-2020.jpg, par benedicte

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c2rp-planche2-3-septembre2020.jpg, par benedicte


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c2rp-planche3-3-septembre-2020.jpg, par benedicte

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c2rp-planche4-3-septembre-2020.jpg, par benedicte

Cette demi-journée est animée par Fabien Willem.

 

14h00

Discours d’ouverture

 Mme Karine Charbonnier, Vice-présidente en charge de la formation professionnelle, Conseil régional des Hauts-de-France

M. Patrick Olivier, Directeur régional, Direccte Hauts-de-France

14h10

Grand témoin : Transformation des OF et impact de la crise Covid-19

 M. François Falise, Consultant sur les questions d’organisation, de gouvernance et de financement de la formation professionnelle

14h30

La formation professionnelle à l’épreuve de la Covid-19, le maintien à distance de l’activité de formation. Enquête du réseau des Carif-Oref

 Mme Florence Lecocq, Directrice du C2RP, Carif- Oref Hauts-de-France

14h50

Table ronde : Crise de la Covid-19, retour d’expérience des acteurs de la formation professionnelle

 M. Thibaut Douay, directeur de la formation professionnelle, Conseil régional des Hauts-de-France

 Mme Virginie Berquet, cheffe de service Mutations de l'économie, Direccte Hauts-de-France

 Mme Anne-Marie Lollivier, chargée de mission, Pôle emploi Hauts-de-France

 M. Eric Thoillez, Président Directeur Général, CREFO

 M. Pascal Laby, directeur, association intercommunale ACTION

16h00

Table ronde : Quelles stratégies et quels outils au service de la continuité pédagogique ? Présentation des outils, des dispositifs et des actions initiés par les acteurs régionaux

 Mme Djamila Bouadma, responsable de projet, Conseil régional des Hauts-de-France

 M. Mathieu Leroy, chargé de mission service Mutations de l'économie, Direccte Hauts-de-France

 Mme Laure Flemal, responsable projets, AKTO

 Mme Anne Duchemin, chargée de mission sur les politiques sociales, DRJSCS

 M. Lionel Emery, directeur général, association Formation Culture Prévention

 M. Stéphane Bette, directeur général, association INTERFOR

17h10

Discours de clôture

 M. Maurice Monoky, délégué régional Hauts-de-France, Synofdes

 M. Jean-Pierre Mollet, Président du groupe régional Hauts-de-France, FFP (représenté par Stéphane Bette)

La région Hauts-de-France, dans le cadre du CPRFDFOP et du SRDEII, a signé avec l’État en 2019, 13 contrats de branches uniques en France dont le contrat de branches Formation professionnelle.

 

 

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c2rp-cb-visuel-cb9-cartouche.jpg, par sabrina

Découvrez notre espace dédié au contrat de branches n° 9
"Formation professionnelle"

Négociés avec les différentes branches professionnelles, les contrats de branches envisagent les plans d’actions économiques et de formation les plus adaptés aux enjeux spécifiques de développement des différents secteurs d’activité.