Enquêtes Flash DARES/INSEE sur l'emploi pendant la crise sanitaire

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    août 2020
  • Emploi/Formation, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

L'enquête « Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre » (Acemo) pendant la crise sanitaire Covid-19 est réalisée par la Dares avec l’appui de l’Insee.

Les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé non agricole ont été interrogés sur leur situation et sur les conditions d’emploi de la main d’œuvre.

Quatre enquêtes ont été réalisées :

  • entre le 1er et le 10 avril 2020 pour une situation arrêtée au 31 mars
  • entre le 1er et le 12 mai 2020 pour une situation arrêtée au 30 avril
  • entre le 1er et le 15 juin 2020 pour une situation arrêtée au 31 mai
  • entre le 1er et le 13 juillet 2020 pour une situation arrêtée au 30 juin
  • entre le 30 juillet et le 18 août 2020 pour une situation arrêtée au 31 juillet

Elle permet de réaliser un état des lieux de la situation de l’emploi selon les tailles d’entreprises et les secteurs d’activité à la fin du mois précédent l’enquête.


Voici les principaux constats de la dernière enquête :

En juillet, l’activité poursuit sa reprise : seuls 1 % des salariés travaillent encore dans une entreprise dont l’activité est totalement arrêtée, situation identique en juin mais contre 5 % en mai, 12 % en avril et 19 % en mars. Cette amélioration est générale et particulièrement visible dans l’hébergement et la restauration et dans les arts, spectacles et activités récréatives qui restent malgré tout très impactés par la crise.

Les entreprises qui demeurent concernées par une chute d’activité continuent de faire face à un choc de demande. Les principales causes de la chute d’activité en juillet sont :

  • la perte de débouchés (77%) en hausse par rapport à juin (64%),
  • les fermetures administratives (12 % après 20 % en juin),
  • le manque de personnel pouvant travailler (5 % après 10 % en juin),
  • les difficultés d’approvisionnement (6 % comme en juin).

Les difficultés financières se réduisent encore un peu, de même que celles relatives à l’approvisionnement et celles liées à l’aval. Les difficultés liées au manque de débouchés diminuent aussi, de même que celles liées à une fermeture administrative. À l’inverse, les difficultés liées à la gestion des questions sanitaires repartent à la hausse.

Les réductions d’effectifs restent contenues, comme c’est le cas depuis le mois d’avril. Elles continuent de se traduirent par l’annulation ou le report d’embauches prévues, le recours au non-renouvellement de CDD reste important et les ruptures conventionnelles sont en nette augmentation.
Les entreprises qui augmentent leurs effectifs sont moins nombreuses qu’en juin (6 % après 8 % en juin et 4 % en mai), en particulier dans celles de grande taille et dans le secteur du commerce.


En juillet, 3ème mois du déconfinement, le retour des salariés sur site se confirme :

  • 60% des salariés travaillaient sur site (idem à fin juin)
  • 4% étaient en chômage partiel complet (7% fin juin)
  • 10% sont en télétravail (16% fin juin)

Le nombre d’entreprises ayant recours au chômage partiel poursuit la baisse amorcée en juin. Fin juillet, 38 % des salariés sont dans une entreprise qui a mis au moins une partie de ses salariés au chômage partiel, après 58 % le mois précédent. Le profil des entreprises concernées a évolué depuis le mois de mars : jusqu’en mai, les petites entreprises avaient davantage recours au chômage partiel complet que les entreprises de grande taille. Depuis le mois de juin, le recours ne diffère plus en fonction de la taille de l’entreprise. Enfin, le recours à la formation est assez faible pour les salariés en chômage partiel n'est plus que de 16 %.


Les perspectives des entreprises sont marquées par une forte incertitude et une grande hétérogénéité entre secteurs : 

  • aucune difficulté pour la reprise de leur activité (21 % en juillet après 17 % en juin, 10 % en mai et 6 % en avril)
  • retour à l’activité normale d’ici 3 mois (43% contre 44% fin juin),
  • pas de retour à la normale avant la fin de l’année (27 % contre 35 % en juin),
  • ne savent pas dater ce retour à la normale (30 % contre 21 % fin juin).

Les principales difficultés que les entreprises voient poindre restent le manque de débouchés, l’organisation de l’activité de manière à respecter la distanciation sociale et la disponibilité limitée de certains salariés.

 

 

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c2rp-impact-covid-emploi-formation-cartouche.jpg, par sabrina

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